RENCONTRES PARLEMENTAIRES SUR LA PREDATION DU LOUP. Février 2017.

Nous avons rejeté l'invitation du coordonnateur des rencontres parlementaires dont l'objet semble être tourné vers la recherche de solutions juridiques à la déclassification de l'espèce Canis Lupus du statut "d'espèce strictement protégée".

Curieusement, l'invitation transmise à l'Observatoire du loup ne correspondait pas à d'autres invitations transmises ultérieurement...!

Après avoir transmis le document suivant, afin qu'il soit remis par avance à l'ensemble des participants conviés à ces rencontres parlementaires nous avons essuyé la réponse suivante: "Nous n'acceptons aucun diktat et vous avons déjà fourni les éléments d'invitation." Les éléments d'invitation se résumant à la carte d'invitation, elle même!


Le document à présenter aux invités à notre demande :
-> PDF : Les quatre phases de dispersion de Canis lupus en France


Alors que la problématique en rapport semble exclusivement tournée vers les aspects juridiques qui concernent les tirs de destruction du canidé sauvage, que doit-on penser des points suivants qui ne seront vraisemblablement pas abordés ? Les pistes de solution :

Informatives :

Supprimer le devoir de réserve des techniciens de l’Oncfs et instituer le devoir d’information.

Demander aux préfets de publier dans leur intégralité les compte-rendus annuels ou bi-annuels des comités loup, dès qu'ils sont mis en place.

Ouvrir et regrouper toutes les bases de données de l’Oncfs, au public.

Informer, les éleveurs et le public, en temps réel, de la présence du loup, qu’elle soit probable, possible ou certaine dès que les faits sont détectés. Inciter à rentrer les bêtes, la nuit, pendant une période courte, si cela est possible (1 à 6 jours, en fonction des données connues)

Techniques :

Supprimer le délai de « deux hivers consécutifs » de présence du loup pour déclarer l’existence d’une zone de présence permanente. C'est un frein aux décisions.

Supprimer le zonage des secteurs à mettre en protection (cercle 1 et 2), qui renvoie le canidé sauvage sur les troupeaux peu protégés. La mise en protection des troupeaux doit se faire de manière beaucoup plus globale.

Instituer l’obligation de mise en protection des troupeaux au niveau national ou régional dès l'apparition des premiers faits qui pourraient laisser entrevoir une prédation « suspecte » sur domestiques, avec ou sans preuve formelle.

Organiser une nouvelle gestion des lots de moutons en plaine et en basse montagne les aires géographiques exploitées en commun par les éleveurs et le loup demandent de nouvelles pratiques, parfaitement envisageables. La solidarité paysanne doit jouer en faveur des éleveurs.

Concernant les nouveaux départements sous dispersion.

Indemniser les prédations du loup sous conditions:

1) Douze mois après avoir déclaré la présence probable du loup, présence de chiens obligatoires au niveau régional ou départemental . Chiens formés, validés et dont l’habilitation qui sera contrôlées par un organisme indépendant est à jour (périodicité: 30 mois)

2) dès qu'une prédation devient formelle par un constat « loup non exclu », présence humaine sur les sites de prédations domestiques, de jour comme de nuit pendant 30 jours au moins. La louveterie devrait être mise largement à contribution en attendant l'embauche d'un aide-berger dont le salaire doit être pris en charge à 100% la première année.

3) absence de la brigade du loup sur le secteur (zonage à déterminer, plus ou moins 15 km de rayon) une pression de chasse en rapport avec un niveau de destruction intense et non contrôlé implique une dispersion vers les secteurs d'élevage, voisins, à faible capacité de protection.

Expérimentales :

Étudier et établir tous les freins, administratifs et politiques à la bonne compréhension des dispersions du canidé sauvage.

Expliquez tous les phénomènes liés à la présence du loup en corrélation avec l'expérimentation de la modélisation des comportements de dispersion du canidé. Développer des gestions prévisionnelles, basées sur une prospective de développement de l’espèce au plus tôt.

Expérimenter de nouveaux procédés simples, passif et actif, de mise en protection des troupeaux, qui font appel aux sens du loup. Le loup est sensible des doigts et du nez.

Expérimenter des filets horizontaux, non électrifié et des barrières horizontales physiques compréhensible pour le canidé. (frein au déplacement). La prédation au troupeau implique un déplacement rapide des domestiques, déplacement destiné à reconnaître la proie la moins apte à résister.

Expérimenter de nouveaux procédés de gestion des parcs. Exemple : le mélange des races ovines aux couleurs variées et contrastées. Procédé anti-panique en cas de prédation destiné à freiner le phénomène de galop du troupeaux.

Expérimenter de nouvelle races de chien de protection. Expérimenter la mise en concurrence entre les races et leurs complémentarités dans le troupeau. Chien bloquant et chien courant formés, validés et habilités.

Expérimenter de nouveaux procédés permettant de contester la territorialité d'une aire géographique ou le canidé prélève des domestiques.

La formation de meutes de chiens de protection mobiles et formées à évoluer à l'extérieur des parcs, tout comme à l'intérieur et la formation de chiens créancés destinés à pister le canidé au moment des faits de prédations sont à expérimenter afin de contester la territorialité naturelle mis en place par le loup quand il s'installe, ou en cas de crise forte sur un secteur déterminé. Ces interactions avec le sauvage doivent être contenues afin de ne pas générer des dispersions inutiles et incontrôlables, vers de nouvelles zones non investies.

De formations :

Former la louveterie aux procédés de pyrotechnie froide sur le piégeage des carcasses et sur le tir pyrotechnique de défense.

Inciter les syndicats d’éleveurs et les chambres d'Agriculture à former les éleveurs sur la mise en place des chiens de protection, immédiatement.

Engager et former une police anti-braconnage, spécifique « Grand prédateur », sans devoir de réserve et complètement indépendante des préfectures, le braconnage cryptique ne permettant pas, par nature, de comprendre complètement, les phénomènes de dispersion. Toutes pressions de chasse, sur le canidé, ayant des conséquences directes, sur l’augmentation des prélèvements sur ovins dans certaines circonstances, tout comme un effet probable de dispersion en cascade, comme c'est, vraisemblablement, le cas dans le quart sud-est depuis deux ans.

Engager et former quelques équipes d’intervention, spécifiques « premières prédations au troupeau » avec chien de protection de prêt (2 mois maxi) pour soutenir l’éleveur et mettre en place les premières mesures de protection qui s’impose. Ces équipes devraient être à même de former l'éleveur à la protection des troupeaux sur le terrain.

Développer des gestions prévisionnelles, basées sur une prospective de développement de l’espèce de manière à diffuser l'information nécessaire et à engager les budgets en rapport avec le formation des éleveurs.

Former les étudiants dans les lycées agricoles à la prédation des grands prédateurs avec des modules conséquents.

Mettre en place des caméras numériques, qui enregistrent 24h/24h, sur les sites de prédations les plus fréquentés, en plaine, afin de valider ou non les expérimentations nécessaires et les conditions qui induisent les probabilités de prédation les plus fortes, avant leur mise en place. Ces enregistrements pourraient permettre la formation, à la prédation du loup, des éleveurs et des étudiants.


Doit-on croire que les élus concernés n'entrevoient de solutions que dans la destruction organisée de l'espèce, alors que les tirs de destruction des dernières années attestent qu'ils ne représentent pas la solution à la prédation sur des troupeaux transhumants peu et mal protégés pour la plupart, voire sans aucune protection validée !


Les commentaires enregistrés par 48 Info à la marge de ces réunions parlementaires sont édifiants!

Apologie de la réintroduction du loup, tout en affirmant que le canidé sauvage représente un enjeu sécuritaire pour les populations humaines! Le WWF est décrit comme le bras armé de lobbys industriels ! Les bonimenteurs du pastoralisme auraient-ils trouvé les élus prêts à toutes les déviances intellectuelles nécessaires à la satisfaction d'un slogan qui était dans toutes les têtes lors de ces rencontres: " le pastoralisme est incompatible avec le loup ?"

(Annonces)

18 commentaires

  • Je viens de me rendre sur le site de ce député Pierre Morel A L’Huissier, je suis désolé de voir ses dix propositions adoptées. J’ai échangé avec un copain chasseur qui appartient à un autre Office, lui aussi attend que l’on change le statut de l’espèce pour la rendre chassable après on pourra parler du loup librement pas de commentaire avant. Il me semble que l’on va dans la mauvaise direction!!!

    • Adoptées par qui lol? Quelques groupes d’extrémistes spécialistes du bonimensonge et quelques reprises sur le site de l’Observatoire du loup pour faire bonne figure, l’ensemble approuvé par des élus confrontés aux mécontentements des éleveurs qui ne peuvent se contenter de parler de tirs et encore de tirs! Une grande avancée historique!

  • De mon point de vue, c’est dommage d’avoir rejeté cette invitation.

    Vous ne pouvez pas faire valoir votre point de vue et développer vos arguments en pratiquant la politique de la chaise vide. Un imbécile qui marche ira toujours plus loin qu’un intellectuel qui reste assis, et vous aurez beau jeu de vous plaindre quand vous ne serez plus invité. L’absence de dialogue, d’échange, de discussion dessert le loup. Un dialogue de sourds est préférable à pas de dialogue car la perspective d’être entendu subsiste.

    Eleveur amateur de moutons et ancien chasseur, je suis pour l’éradication totale du loup car les solutions que vous préconisez me semblent trop contraignantes, mais je ne campe pas sur cette position et reste ouvert à tous les arguments de bon sens qui me feraient évoluer.

    • Certainement, il n’est pas possible de faire valoir des points de vue, si ils sont rejetés d’office! J’ai transmis un dossier complet de plusieurs pages, parfaitement documentées et argumentées. Il a été rejeté. Pourquoi perdre son temps en palabre? Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veux rien entendre!
      Les contraintes sont le lot quotidien de toutes activités, y compris économiques! Pourquoi ne pas éradiquer la faune cynégétique puisque les contraintes liées aux dégâts sur les cultures du gibier, aux collisions routières, aux épizooties sont tout aussi contraignantes que la prédation sur domestique par le Canis lupus? Ca vous semble absurde? Bien sûr! Votre point de vue semble l’être tout autan?

  • LCP confirme l’objet des réunions parlementaires: Toujours plus de tirs de destruction…https://www.facebook.com/pierremorelalhuissier/videos/1262643757104445/

    • Bien compris mais justement en politique si il n’y a pas d’opposition on adopte!Si les opposants aux tirs sont plus nombreux et présent lors de ces réunions les résultats des ces réunions ne seront pas les mêmes! C’est tout. LOBBYING et pédagogie il n’y a que ça qui compte surtout aupres des politiques.

      • Surement JLV que je me trompe, cela m’arrive souvent! Néanmoins, je pense que l’Observatoire du loup, dont vous faites vous même parti, s’est trompé aussi de ne pas aller à cette réunion parlementaire afin de défendre sa position et ses propositions. Odl explique dans son article ne pas se rendre à cette réunion car pas possible de faire connaitre leur proposition avant donc perte de temps. Grosso modo pas de débat possible donc on y va pas! Vous, JLV vous expliquez que SI SI, lors de cette réunion six propositions de l’ODL ont été retenues, effectivement j’ai du mal à suivre. J’espère seulement que les propositions retenues ne le sont pas uniquement pour faciliter le seul « tir » comme système de coexistence entre les activités humaines et le loup alors qu’il me semble que le tir devrait être la dernière des solutions à envisager. Amicalement.

        • je vois bien tu as du mal à suivre, les reprises des propositions sont un faire-valoir à leurs délibérations engagées exclusivement sur les tirs de destruction, nous ne sommes pas dupes! Tu es envoyé par qui? lolol

  • ne pas rever un loup cest un carnivore qand il y aura pas ovin il faudrat quil mange alors aprener leurs a manger de l.herbe sinon rien ni ferat sauf de leurs porter a manger sur un plateau ce que beaucoup ne conprene pas .carnivore nee carnivore il va rester ou la faune sauvage serat netoiyer reguler ce qui conviendrait le mieux et ce nai pas par plaisir ou revenir au ancien temp coucher a la belle etoile et les attendre avec une fourche;

  • Les choses ne changent pas d’un coup! La pédagogie cela prend du temps il faut répéter et répéter comme le font les détracteurs du loup, à force ça impacte dans la tête des gouvernants!

  • La France montrant à l’Europe la pire politique sur la biodiversité!

    • La France n’a aucune politique sur la biodiversité, avec les agences « bio », on prend les mêmes et on recommence…..j’attends de voir ce qui va bien pouvoir en sortir!

  • Bien dommage de ne pas y aller et de défendre votre point de vue, le loup, et les éleveurs du même coup!

    • Nous ne sommes pas présents de manière à ne pas créditer leurs débats….Les réponses obtenues n’ont pas permis d’échanger par mail, les documents nécessaires! A partir de ce constat, inutile de perdre son temps!

      • Quel crédit? c’est pas le contraire plutôt et jamais une perte de temps de faire passer son message? Alors je maintiens le dommage.

        • Je pense que tu te trompes: Les élus du groupe parlementaire sur le loup retiennent six propositions de l’Observatoire du loup:
          Le groupe de travail national sur la prédation du loup propose de « fluidifier la communication des informations des acteurs institutionnels vers les éleveurs et le public ». Pour cela, elle envisage :
          La fusion des bases de données de l’ONCFS et leur publication systématique ;
          La publication par les préfets des comptes rendus des Comités loup à l’issue de chaque réunion ;
          L’information par les préfets en temps réel de la présence probable ou avérée du loup dans les différents secteurs sensibles de leur département
          http://www.lafranceagricole.fr/actualites/elevage/predation-echanger-plus-vite-sur-le-loup-1,1,928518899.html

  • Jérémie De Biasio

    Esque a votre avie ils vont lire et arrêter le massacre?

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