Monsieur le Préfet, le temps presse !!

Que constate-t-on depuis plusieurs mois sur l’ouest des Vosges et les départements limitrophes ? Une augmentation régulière des prédations sur les troupeaux d’ovins, Une détresse des éleveurs concernés chez qui le sentiment justifié d’être délaissé par l’état se traduit par des postures qui

vont du découragement à l’exaspération, avec une augmentation des risques de dérapages. Au 29 février 2016, près de 315 ovins ont été indemnisés en pure perte depuis 2013, les victimes se trouvent essentiellement dans la plaine vosgienne.

Cette situation était prévisible et prévue depuis fort longtemps, nous l’avions nous même annoncée il y a 3 ans déjà. La suite sur le pdf suivant:

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5 commentaires

  • Nourrir les canidés avec des cadavres de brebis n’aura comme résultat qu’une sorte d’habituation à ce genre de nourriture. Nous avons des problèmes semblables en Allemagne. Pourquoi chasser difficilement en forêt tant qu’il trouve facilement devant nos portes… Un loup nommé Kurti ne craint même plus l’homme. Une copine s’est trouvée devant Kurti dans son jardin. Il grondait. Pas drôle. Il y a eu 70.000 signatures pour éviter à la louve Goldenstedter Wölfin le tir de déstruction. Y aurait-il eu autant dans l’autre sens, donc « Sauvez nos moutons »? Dans cette région il est difficile avec des chiens protecteurs – trop de risque pour les touristes. Je n’ai rien contre le loup en général, mais des comme Kurti et Goldenstedter, qui ne s’en vont pas, continuent tranquillement de dévorer leur proie quand l’éleveur vient sur place, on n’en a pas besoin. Que faire?

  • La fièvre chez le mouton personne n’en parle…pour le lynx une réintroduction prévue….indemnités faciles pour les éleveurs..le loup en voie de disparaître grâce à oncfs….faut arrêter cette manipulation messieurs les élus ❗

    • Gilbert Poirot-Schleininger

      On peu comprendre les éleveurs au vu des dégâts multiplier aux troupeaux, pour finalement une proie visée, occasionnés des loups mais aussi bien souvent des chiens errants. Par contre ne pas oublier avec les maladies diverses et variés ce sont plusieurs dizaines de milliers d’ovins et caprins qui prennent la direction de l’équarrissage tout les ans. Alors pourquoi ne pas laisser traîner des animaux morts de ci de là cela empêchera peut-être que le loup n’attaquent des animaux vivants?

      • Nourrir un animal sauvage ne semble pas forcément opportun, de nombreux charognards, passent sur les cadavres en milieu naturel, renards, blaireaux, de nombreux oiseaux, comme le Milan, par exemple. Il me semble que repousser le canidé sauvage n’est pas en accord avec le fait de la garder « chez soi ». Le loup passe de 1 à 10 jours sur un même secteur de chasse, puis disperse sur un autre. C’est bien ce comportement naturel qui explique une certaine capacité du prédateur à faire varier les effectifs de proies, tout en conservant un global d’effectifs important. Certaines expériences sur le vautour ont été abandonnées sur le sujet. De plus de nombreuses proies cynégétiques , non ramassées, qui font l’objet de tirs « blessants » sont éventuellement la proie du canidé.

    • Les subventions versées au titre de l’indemnisation des prédations est en rapport avec les plans loup successifs. La loi prévoit cette indemnisation, Canis lupus est une espèce protégée. Le tir du loup, depuis 2013 pose effectivement question. La chasse étant défini par  » la traque d’animaux dans le but de les capturer ou de les abattre », il semble déjà évident que la politique actuelle de destruction du loup s’apparente effectivement à une pression en rapport avec la cynégétique de l’espèce. Il est d’ailleurs confirmé par l’état que le loup est une espèce « chassable »! En Espagne, dans les provinces ou les loups est classé « espèce cynégétique », les éleveurs ne perçoivent plus de compensation. C’est pourquoi, il est affirmé que le tir du loup  » peut être organisé en rapport avec les battues organisées sur le grand gibier ». Un biais notoire dans l’interprétation de la loi!

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