Chronologie du déni du loup dans les Cévennes : Une longue errance administrative!

 » Depuis 2009 la présence du loup est attestée dans le parc national des Cévennes.. » (Info-loup février 2016) Les Cévennes sont situés sur les départements de Lozère, Ardèche et Gard.

Officiellement, depuis 2006 le canidé ne se serait pas encore reproduit…?! 10 ans après son retour officiel !

 

En 2006 Midi-Libre explique:

 « En 2006, un loup venu d’Italie avait fait bombance sur son cheptel. » Commune de Revens.

En 2006 l’Oncfs enregistre à deux reprises le présence du canidé en Cévennes, le 29 janvier, un mâle à Saint Laurent de Muret et le 26 février une femelle, sur la même commune. Bulletin no 15

Le 15 décembre 2006 le canidé était déjà identifié à Salces !

 

En 2007 l’Oncfs explique : «  La présence du loup dans le Massif Central en 2006 est donc attestée au moins par le relevé d’un cadavre: ( braconnage?)

 « Les dernières indications laissent à penser que d’autres animaux pourraient être présents au sud du département de la Lozère. » Bulletin no 17

Le 27 mars 2007 le canidé est vraisemblablement identifié à Saint-Laurent de Muret, le relevé est classé « invérifiable »

Le 28 mars 2007 le canidé est identifié à Nasbinals ( distance 16 km à vol d’oiseau)

Le 11 Avril 2007 le loup est identifié dans le Gard. ( distance 50 km )

En 2007 pas un seul article de presse ne parle de la présence du loup en Cévennes, il n’y aucune prédation signalée dans la presse régionale !

En 2008, le loup est encore présent à Saint-Laurent-de-Muret en février tout comme à Meyrueys et Bassurel le même mois !

« Le jeudi 22 janvier au matin…Une des équipes découvrent les restes d’un veau fraîchement consommé…Les traces et l’observation accréditent la présence d’un loup » (Saint Etienne duValdonnez) Le 27 juillet 2008 le canidé est repéré à Arzenc de Randon.

En 2008 pas un seul article de presse ne parle de la présence du loup en Cévennes, il n’y aucune prédation signalée dans la presse régionale !

En Janvier 2009 le loup est sur Bondons et Saint-Etienne-Vallée-Française !

De nombreux indices sont classés « invérifiable » ( Bul.no 21)

En 2009 pas un seul article de presse ne parle de la présence du loup en Cévennes, il n’y aucune prédation signalée dans la presse régionale !

 

En 2010 la préfecture du Gard engage les premières actions concrètes envers les éleveurs:

Le 6 janvier 2010 un signalement précise la présence de 2 lupus sur la commune de Chasserade. Le signalement est classé douteux. Il s’agit de 2 petits canidés. (louvarts nés en 2009?) Le 2 mai 2010 le loup est identifié à Montbrun.

En 2010, il est écrit dans Le Monde: « Pour le plus grand bonheur de ce singulier berger que le retour du loup ne dérangerait pas » à propos du dit parc national des Cévennes. (?)

En septembre 2010, 11 éléments probant de présences du loup sont identifiés sur Condamine ( Lozère) dont une femelle et un individu non identifié.

 

Captureqdnoncfs2012 (source oncfs)

Depuis 2009 l’Oncfs ne commente plus la présence du loup sur les Cévennes dans ses bulletins annuels:

Le 2 avril 2011 le canidé est identifié à Saint-Etienne-Vallée Française. Tout comme le 29 août 2011. Tout comme à Chadenet le 21 juin 2011.Depuis 2009 l’Oncfs ne commente plus la présence du loup sur les Cévennes dans ses bulletins annuels !

Le 16 février 2012 le canidé est identifié à Saint Bauzille. Tout comme à Pied-de-Borne et Saint-Laurent-de-Muret en mars tout comme à Saint-Enimie. Entre avril, et juillet 2012, 11 indices sont relevés sur le mont Lozère.

En 2011 pas un seul article de presse ne parle de la présence du loup en Cévennes, il n’y aucune prédation signalée dans la presse régionale !

Le 25 juillet 2012 le loup est identifié sur Vebron et à près de 50 reprises sur les Causses, le Mont Lozère, le Gévaudan et dans le parc national des Cévennes dans les mois qui suivent !

En août 2012 France Tv_info explique que le loup pourrait s’installer en meute en 2022, voire plus tard encore ( le lien: http://www.francetvinfo.fr/animaux/video-le-loup-cauchemar-des-eleveurs-en-lozere_128067.html) alors que près de 135 ovins sont victimes du canidé…dit-on aussi.

En 2012 L’Oncfs confirme la présence du canidé en 2006 et les années suivantes. Bulletin no 28 (soit 6 ans plus tard)

« Deux photographies, réalisées par les correspondants du Parc national des Cévennes, assorties de typages ADN, viennent confirmer de nouveau la présence d’un loup dans ce département, sur le Mont Lozère et sur les Causses. »

« Ce n’est qu’en avril 2011 qu’un nouveau loup (profil génétique différent du précédent) fut de nouveau identifié sur le Mont Lozère. »

« Les deux cliches pris sur le Causse Mejean viennent confirmer la présence actuelle de l’espèce en Lozère. »

photoloupcevennes2012 (source oncfs)

La présence du loup est identifié le 8 janvier 2013 en Margeride:

Le 23 janvier 2013 un indice de présence, sur l’Aubrac est classé « non retenu« 

En 2013 je cite « Un loup a été braconné. Et deux de ses pattes ont été retrouvées à deux endroits différents. L’une à Lanuéjols et la seconde accrochée sur la porte du cimetière de Revens. »

En 2013 L’Oncfs explique: « Toutes les observations ou identifications de traces ou d’observations visuelles déterminaient jusqu’ici des animaux détectés seuls » (no 29) et encore:

« en Ardèche, son retour ne fait plus de doute. »

En août 2013. « Le 23 du mois, à Langogne, les Jeunes agriculteurs de Lozère, de Haute-Loire et d’Ardèche organisent une manifestation interrégionale contre le loup. »

En 2014 l’Oncfs explique concernant la Lozère:  » La récurrence hivernale traduit la territorialisation d’un animal sur ce secteur,… » et encore « En revanche, deux à trois individus sont détectés depuis un an plus au nord sur le massif de l’Aubrac »…Dans le Gard point de loups!

En 2014, en Ardèche « 53 constats de prédation ont été établis par l’ONCFS, 40 ont donné lieu à indemnisation au titre du plan loup pour 254 bêtes. »

Le 15 mai 2014, Le réveil Lozère titrait : « Attaques à Aurenchet : il pourrait

s’agir de plusieurs loups » ( Aurenchet, sur la commune de Saint-Laurent-de-Muret 27 avril 2014, 8 victimes)

et de conclure « Depuis maintenant trois ans, le loup est un problème en Lozère »

Le 8 juillet 2014 un loup serait observé, pour la première fois, à Malons et Else dans le Gard!!

Le 23 juillet 2014 un loup est photographié sur l’Aubrac:

« Depuis son retour en Lozère, le loup reste invisible. La préfecture, sur instruction du ministère de l’Environnement, n’a jamais souhaité diffuser les vidéos et les clichés pris par les pièges photo installés par ses services. » ( France3)

« De récents tests de hurlements provoqués, pratiqués par les services de l’Etat et la fédération de chasse, ont permis d’établir qu’au moins deux animaux s’étaient installés ici » (Aubrac)

Le 7 janvier 2015, Eric Marboutin explique «  « Tout dans la biologie de l’espèce dit qu’il faut l’imaginer, mais rien ne permet de dire quand… Cela peut­ être l’an prochain comme dans vingt ans », à propos de l’installation d’une éventuelle meute!

« Quelques identifications sporadiques témoignent de l’activité colonisatrice de quelques individus depuis les Alpes », résume Christophe Duchamp.

 

Le 21 janvier 2015 le loup prélève sur Saint-Etienne-Vallée-Française:

En 2015 le loup prélève 3 fois sur la Commune de Saint-Laurent-de-Muret les 6 janvier, 29 mars et 8 mai ! Le canidé prélève à Arzenc de Randon le 13 mars 2015.

Y a-t-il une meute dans le Massif central ?
Non. L’idée est exclue par l’ONCFS. Même pour la Lozère.
« Il y a des loups. Et ils peuvent faire des incur­sions dans le Cantal ou la Haute-­Loire. Et il y a aussi des animaux qui peuvent venir de beaucoup plus loin : on a retrouvé en 2006 à Saint­-Laurent­ de ­Muret (Lozère) la signature géné­tique d’un loup signalé dans le Queyras », explique Eric Marboutin. « 

Le lien : http://www.leveil.fr/faits-divers/Haute-Loire-de-quel-retour-du-loup-parle-t-on-en-Auvergne-105732

En 2015 la préfecture ardéchoise explique que la présence du loup « n’est pas exclu » ( Le progrès août 2015)

Dans le bulletin no 31 de l’Oncfs 2 indices relevés sont classés « Non retenu » et « Invérifiable » en février et mars 2015 dans le Gard.

Le 29 août 2015 l’Oncfs explique à la presse ( E-tribune) je cite « L’hiver dernier, une piste dans la neige faisait apparaître le passage de trois loups. (ZPP Ardèche-Lozère) En meute donc!

En 2016 l’Oncfs n’a toujours pas publié le no 32 concernant le Bulletin d’information du réseau loup.

Le 11 février 2016, une louve est photographiée en Aubrac, elle est très probablement gestante.

Je cite : « Alors que l’ONCFS clame qu’il n’y a pas de reproduction dans le Massif Central, il semblerait que les personnes de leur réseau loup ne sortent pas beaucoup sur le terrain et ne sachent pas où poser leurs caméras »

 

Les signalements de présence du loup en meute, en rapport direct ou indirect avec les Cévennes :

Eté 2014 :                   3 Canis lupus au nord de la Lozère

Printemps 2015 :       5 individus au nord de la Lozère (reproduction en 2014)

                                    2 individus en Marjeride

Eté 2015 :                   5 individus au nord de la Lozère

Automne 2015 :         3 individus au nord du Gard

Hiver 2015 :               4 canidés au sud du Cantal

                                   3 canidés au nord de la Lozère et

                                   3 canidés au sud de la Haute-Loire , le lendemain ( les mêmes individus vraisemblablement)

Hiver 2016 :              3 individus au nord de la Haute-Loire (vers la Loire)

                                  2 individus dispersant vers le centre de la Haute-Loire

(pour des raisons évidentes de sauvegarde, les dates et lieux ne sont pas énoncés)

 

Depuis 2013, 554 brebis ont subi la prédation du loup en Lozère, 319 brebis en Ardèche, 31 dans le Gard en 2015…Soit un total de 904 domestiques. Peut-on croire que quelques individus isolés seraient responsables d’un tel niveau de prédation alors que dans les Vosges deux meutes établies et reproductrices ont prélevé, sur le massif vosgien, environ une centaine d’ovins sur la même période ?

Le déni du loup mène l’éleveur aux pertes et le loup au fusil. Il est le pendant du laxisme notoire, organisé par les syndicats d’éleveurs et l’administration, en rapport avec une politique de non mise en protection des troupeaux. Faute de moyens. Au 15 mars 2016, les budgets destinés au plan loup 2015 n’ont pas été versés, par l’état! Il faudra donc « tirer du loup ».

Le même phénomène irresponsable se déroule actuellement en Lorraine, tout comme en Auvergne, en Limousin, Bourgogne et Franche-Comté. Quelles seront les conséquences?

Peut-on croire que le loup ne s’est jamais reproduit dans les Cévennes depuis 2006 ?

4 commentaires

  • Tout ça alors qu il suffirait que l état verse un peu d argent pour mettre en place des moyens de préventions et la cohabitation serait possible, comme en Amérique du Nord dans les pays du nord. 1 humain qui surveille le troupeau et 1 cabane pour la nuit. C’est quand vous voulez…

  • environ 10 000 bêtes tuées en 2015 ; la question est jusqu’à combien va on trouver cela  » normal » , 20 000; 100 000 ?
    Le loup était menacé en 1979 avec ( d’après des sources mensongères) 100 à 150 individus essentiellement en Italie.
    il y en aurait entre 1500 et 2000 37 ans après que fait on ? on réduit les paysans à l’esclavage? on les éradique?
    On bouffe que du hors sol?
    Une Idée?

    • il me semble que rien n’est fait, en profondeur, afin de comprendre ce qui se passe…dans l’attente, de voir:
      les paysans prendre le sujet en main, les expérimentations nécessaires se développer, apparaître la prise de conscience générale que le tir du loup ne résoudra rien….dans le contexte actuel…

    • le dernier rapport confirme que le tir du loup ne résoudra rien!

Laisser un commentaire