Comportement du canidé

Les affirmations, inexactes, exprimées trop souvent sur le comportement du loup.

Je cite « Tout d’abord en raison de la fragmentation de son habitat. » expliquant l’éventuelle dispersion du canidé (ou non).

Non ! L’habitat du loup ne se cantonne pas à la montagne ou à la forêt, les zones céréalières, humides, de plaine, sont aussi investies par le canidé ! Plutôt que les infrastructures humaines, c’est bien la géographie naturelle des lieux qui explique la dispersion du loup.

Je cite : « L’un des faits que les études démontrent c’est que le comportement d’un loup est de suivre ses proies (cervidés, ongulés) et qu’en raison des fluctuations quantitatives de ces dernières, ses mouvements ne sont pas toujours prévisibles voire quasi pas. »

Non ! Nous ne sommes pas dans le Grand Nord canadien, le loup sectorise la zone vitale investie, et il exploite toutes les surfaces de manière ordonnée, exploitant toutes les ressources. Il prélève souvent , le plus jeune, du moins, le plus vulnérable. Quand les ovins sont présents sur le secteur investi, il prélève du domestique. Si le domestique est inaccessible (clôtures, électrifiées, chien de protection, présence humaine, adaptation de la protection à la menace), le loup reporte ses prédations sur le sauvage.

Ou sur le voisin, qui n’a pas installé, les mesures de mises en protections nécessaires ( pour un ensemble de raisons complexes 😉

Je cite « L’odeur du sang excite les loups et ils sont stimulés dans cette période de mise à mort. » Non ! C’est bien, exclusivement, le mouvement de la proie qui va engendrer la prédation. Affirmer que le loup est avide de sang est une hérésie intellectuelle.

Je cite « Pour ces animaux, ils peuvent l’associer à des chiens dont ils sont coutumiers et dont ils se méfient dans de moindres proportions. » (parlant des brebis)

Non ! Les brebis détectent bien avant le berger, la présence du prédateur ! Et pour cause, elles connaissent bien le chien, et le loup, à l’évidence ne possède que très peu des caractéristiques du chien, en terme de comportement.

Le processus est le suivant. Les brebis deviennent statiques. Tête relevée, muscles tendus, totalement en alerte. Elles cessent, pour la plupart, de s’alimenter !

Je cite « Sur la prédation des chiens errants, les études tendent à s’opposer car dans certaines régions du monde, les chiens errants peuvent faire plus de dégâts que les loups et dans d’autres zones, les chiens errants ne se nourrissent que des déchets des populations humaines »

Non ! Le chien errant n’existe plus, du moins, sur nos territoires, sauf exception totalement rarissime ! Le chien divagant, est présent, souvent venu du voisinage directe de la pâture. Berger Allemand, Retriever et Border, sont les plus souvent cités dans les attaques de chiens.

Je cite « Enfin lorsqu’on évoque la proximité du loup avec les populations locales, il ne faut pas non plus faire du loup un gros nounours. Aux USA, en Russie et au Canada, à l’instar de l’ours, le loup est responsable d’attaques mortelles sur les hommes chaque année. Elles sont rares et contextuelles, mais elles existent. »

Non ! L’homme est responsable, directement, des agressions du loup, de par le nourrissage du canidé, de part la tentative d’exercer des « caresses » sur le prédateur, de part les tirs de destruction exercés, dans des zones confinées, sans dispersion possible, de par la trappe exercée sur une meute, en présence de louveteaux, de par le nourrissage des ongulés, de part la négligence des campeurs, en matière d’évacuation de leurs propres déchets, de la part la présence d’hybrides au comportement parfois contre-nature, la liste est longue ! Personne n’aurait l’idée stupide de camper ou de « trapper » en pleine brousse sans prendre des mesures significatives, pour se préserver du lion !

En contradiction avec l’affirmation souvent employée dans ces termes « En dépit de cette histoire collective entre l’Homme et le Loup, une dernière chose que les études révèlent et confirment, c’est que dans la mesure du possible, le loup évitera tout contact avec l’homme ! »

Non ! Le loup, dans tous les cas, sur nos territoires, ne recherche pas la présence de l’homme, au mieux, il tente de l’ignorer, au pire, il l’a fuit.

Je cite, « on parle de hameau dans des zones forestières ou montagneuses, pas des faubourgs des grandes villes » Expliquant que le loup est présent, furtivement, dans nos agglomérations parfois ! Non ! Le loup est un trotteur, il est parfaitement possible de le croiser, en toute sécurité, de nuit exclusivement, aux abords très proches de certaines agglomérations. Ce phénomène a toujours existé, toutes les grand-mères le savent, quand leurs propres grand-mères se rendaient à l’école à pied, elles croisaient parfois le loup, en retour vers le lieu de rendez-vous de la meute.

Je cite, « Après, chacun a son jugement sur ce traitement que l’on réserve à ce gros « chien ». Là aussi, les questions complexes demeurent et il ne faudra pas éluder ces débats, »

Non ! Utiliser le terme chien pour définir le loup, est une erreur notoire. Les capacités physiques, intellectuelles, génétiques, du loup, n’ont absolument rien en rapport avec le chien domestique et le plus souvent, il est incapable de survivre seul, dans un milieu nature, sans assistance de l’humain.

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